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L’Église abbatiale Saint-Ouen 2008/07/26

Posted by 김애자 ( 金愛子 ) in Seine-Maritime [76].
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L’église abbatiale actuelle a succédé à quatre autres sur le même emplacement, la première bâtie en 558 par Clotaire II, roi de France. Elle est l’église d’un des plus puissants monastères bénédictins de Normandie fondé au 7e siècle par saint Ouen, évêque de Rouen.
L’intérêt majeur de cette église abbatiale est qu’elle surpasse la cathédrale Notre-Dame tant par sa taille que par sa beauté et qu’elle est l’une des quelques grandes églises de France qui furent entièrement complétées. Sous la gouverne du Père Abbé Jean Roussel, la construction de l’église actuelle débuta en 1318 par le choeur et ses chapelles dans le style Rayonnant et lorsque celui-ci meurt, vingt-et-un ans plus tard, une grande partie des transepts est terminée. Quant à la nef et la tour centrale, plus dans le style Flamboyant, elles seront terminées en 1549. Malheureusement, la façade ouest, qui avait planifiée selon un schéma unique, n’est pas terminée. Bien que sa construction ait duré plus de deux siècles, l’édifice présente une remarquable unité car ses bâtisseurs successifs ont su rester fidèles au projet initial.
Saccagée en 1562, l’église souffrit également beaucoup de la Révolution, utilisée d’abord comme ateliers puis comme temple de culte laïc. La Révolution ayant mis fin à la vie de l’abbaye en 1790, les bâtiments conventuels sont occupés par l’hôtel de ville depuis 1800.
La façade actuelle fut édifiée de 1846 à 1851 sur les plans de Henry Grégoire qui ne considérait pas lui-même ce projet comme son meilleur. Car, au lieu de reprendre les travaux selon le plan initial, on préféra dresser une façade avec une allure plus moderne.
de l’intérieur, l’église mesure 416 pieds (126,8m) de long, 83 pieds (25,3m) de large et 104 pieds (31,7m) de haut. La tour centrale, couronnée d’une exquise lanterne octogonale, mesure 285 pieds (86,9m) de hauteur.

  

Rouen, cité des anges ? 2008/07/26

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La place du Vieux-Marché 2008/07/26

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On y trouve plusieurs maisons à colombage et/ou encorbellement. Elle abritait l’église Saint-Sauveur qui fut détruite au xixe sièclemais dont les substructions ont été remises au jour lors de la rénovation de la place. L’église Sainte-Jeanne-d’Arc édifiée en 1979, conçue par l’architecte Louis Arretche, elle évoque la coque renversée d’un navire Cette église à l’architecture audacieuse et contestée, permet d’admirer les vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent, située en bas de la rue Jeanne d’Arc et détruite en 1944.

    

    

La place est surtout connue du fait que c’est à cet endroit que Jeanne d’Arc fut brûlée vive le 30 mai 1431. Le Musée Jeanne-d’Arcy retrace sa vie. L’emplacement du bucher à été depuis, matérialisé par une croix. La place fut d’ailleurs vouée au exécutions capitales jusqu’en 1836.

Le Gros Horloge et sa rue 2008/07/26

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La construction, accolée à un beffroi, est constituée d’une arche Renaissance enjambant la rue du Gros-Horloge surmontée d’une horloge astronomique du xive siècle. L’arche a été édifiée entre 1527 et 1529. 

      

L’horloge enchâssée dans l’arche est l’une des plus anciennes de France : le mouvement en a été fabriqué en 1389. L’horloge elle-même a été installée durant la même année. L’horloge représente un soleil doré de 24 rayons sur un fond bleu étoilé; le cadran mesure 2,50 mètres de diamètre. Sur le double écran, l’aiguille unique pointe l’heure, au bout de laquelle est représenté un agneau. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de lalune sont indiquées dans l’oculus supérieur par une sphère de 30 cm de diamètre. Cette dernière effectue une rotation complète en 59 jours. Le semainier est décoré de sujets allégoriques : la Lune pour le lundi, Mars pour le mardi, Mercure pour le mercredi, Jupiter pour le jeudi, Vénus pour le vendredi, Saturne pour le samedi et Apollon pour le dimanche.

    

L’agneau pascal, représenté au centre de l’arcade, symbolise les armes de la ville. Le dessous de la voûte est richement sculpté et en couleur. Sur la face droite du Gros Horloge, des anges sont gravés sur la pierre, dont un qui est à l’envers, signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge.

  

   

L’escalier et les colonnes 2008/07/26

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Lors de la construction de l’église, c’était l’escalier du Jubé. Il se trouvait donc au niveau du transept. Il est certainement l’œuvre de l’architecte Pierre Grégoire.
C’est une réalisation éblouissante de l’art gothique flamboyant.

      

Quant aux colonnes, nous savons par un devis daté du 9 août 1541 que le grand artiste Jean Goujon en était l’auteur. Il reçut 70 écus soleil pou cela. 

Au-dessus d’un piédestal de marbre noir, un fut composé de deux parties supporte un chapiteau d’ordre corinthien. La ligne de séparation des deux parties du fut était masquée par une bague de métal portant un écusson.
Ces deux colonnes purement classiques peuvent être considérées comme étant à l’origine de la seconde renaissance.

Orgues de l’église Saint-Maclou 2008/07/26

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Dès l’origine, il dut y avoir un orgue dans l’église. En 1476, un certain Jehan Gaultier recevait 20s. pour leur réparation. Elle devait être sur le jubé, au centre de l’église. Jugées insuffisantes au début du XVIe siècle. Le curé Arthur Fillon organisa des quêtes en 1517-1518, pour financer un nouvel instrument.

      

Le buffet de l’orgue date de 1520. Il a été déplacé en 1541 au revers de la façade, ainsi que l’escalier de pierre. Il reçut un nouvel instrument, œuvre d’Antoine Josseline. Il comportait alors deux claviers manuels et un pédalier. Il est possible que Jean Goujon en ait été l’auteur. On est certain que c’est lui qui réalisa les deux colonnes du support.
On lui apporta diverses améliorations au XVIIe siècle, comme l’ajout d’un positif en 1627. Son plus bel état est celui de 1732, époque où le facteur rouennais Charles Lefebvre le refit entièrement.
Il dut être reconstruit au début du XIXe siècle par le facteur Mercklin.
Gravement endommagé par la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit à nouveau dans la deuxième moitié du XXe siècle par la maison Haerpfer-Herman.
Il a été inauguré le 21 octobre 1965 par Marie-Claire Alain.
Une nouvelle reconstruction a été nécessaire en 1998 (maison Kern).

Vitraux de l’Église 2008/07/26

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Les vitraux de l’église Saint-Maclou sont le seul exemple rouennais d’une vitrerie entièrement conçue et réalisée dans la deuxième moitié du XVe siècle.
Déposées en 1918 et en 1940, les fenêtres anciennes ont échappé à la destruction. De 1975 à 1985, un programme complet de restauration a été mené par le verrier Le Chevallier et des vitraux modernes ont remplacé les fenêtres disparues. Il reste quelques fenêtres en attente de repose lorsque les restaurations de l’édifice en cours seront terminées.

      

L’Eglise Saint-Maclou 2008/07/26

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D’abord simple chapelle près de la porte du Robec qui s’ouvrait dans le mur est de la première enceinte, l’église Saint-Maclou est devenu le siège d’une importante paroisse à la fin du moyen âge. Elle fut détruite plusieurs fois (1200,1211). La fin du moyen âge fut une période de prospérité pour le quartier. L’église, trop petite, dut être reconstruite à partir de 1432.
c’est l’un des chefs-d’œuvre du gothique flamboyant. D’une légèreté remarquable, de plan pratiquement centré, c’est la rencontre des influences de la Normandie (tour lanterne, porche à cinq pans) et de la région parisienne (plan sans transept apparent, homogénéité des dimensions). Une partie des vitraux anciens a pu être préservée.
Les portes sont un remarquable travail de hucherie de la Renaissance. Elles sont datées des années 1552-1556.
A l’intérieur, le buffet des orgues est soutenu par deux colonnes qui sont parmi les premières œuvres de Jean Goujon. L’escalier qui permet d’y monter est daté de 1518 à 1520.
La flèche qui est représentée sur le Livre des Fontaines avait été élevée à partir de 1511. Elle était en bois recouvert de plomb. Ebranlée par un ouragan en 1706, il devait être démoli quelques années après. Pendant longtemps un petit clocher en forme d’éteignoir a coiffé la tour-lanterne. La flèche actuelle a été élevée en 1868 par l’architecte Barthélémy.
Durement touchée par les bombardements de 1944, l’église a failli disparaître. Les travaux de restauration ne sont pas terminés.
En juin 2007, la tour lanterne a pu enfin être offerte à la vue des visiteurs

Les portes de l’Eglise Saint-Maclou 2008/07/26

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Les portes de l’église Saint-Maclou sont justement célèbres. Elles représentent un remarquable exemple de la hucherie de la renaissance.
Elles forment trois ensembles : deux sur la façade occidentale (le portail principal et la porte des Fonds) et une au nord, sur la rue Martainville.
Les deux doubles portes présentent une mise en opposition de l’Ancien et du Nouveau Testament. La porte des Fonds commente la parabole du Bon Pasteur souvent représentée à Rouen.
La richesse de la décoration est remarquable et présente bien des points communs avec celle des constructions de prestige de la même épôque.

L’histoire des portes de Saint-Maclou confine à la légende. On les a attribuées au grand artiste de la renaissance Jean Goujon. On sait que ce grand artiste a travaillé dans l’église. Il est l’auteur en particulier des deux colonnes qui soutiennent le buffet des orgues. On a toutefois pas de preuve formelle de son implication dans leur réalisation, même si le chanoine Ouin-Lacroix mentionne un document dans ce sens que nous n’avons pu retrouver. Notons toutefois que certaines figurations de la porte des Fonts sont proches de celles de la fontaine des Innocents à Paris ou de l’hôtel Carnavalet.

Les documents font mentions d’achats de bois pour les portes dès 1527. Une seule est datée de 1552, celle de la rue Marainville.

Le portail Nord est le seul qui soit daté. Au revers, on découvre la date de 1552.

Des trois portails, c’est certainement le plus riche. Il reprend le même principe iconographique que le portail central : l’opposition entre le Nouveau et l’Ancien Testament dans deux médaillons inscrits dans des carrés.
Les portes de service sont aussi décorées que le reste et dotées de deux heurtoirs en bronze.
Sa conservation a nécessité la repose de grilles qui avaient été enlevées il y a quelques décennies.

Le revers est lui aussi très richement décoré.

Quatre médaillons historiés sont entourés d’un riche décor d’entrelacs et d’animaux fabuleux.

Destination Rouen 2008/07/26

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Amis ! C’est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
Aux vieilles tours, débris des races disparues
La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air
Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
Dont le front hérissé de flèches et d’aiguilles
Déchire incessamment les brumes de la mer

 Les Feuilles d’automnes, Victor Hugo

      

      

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